A la fortune du pot

 

Il existe une chose que le navigateur moderne déteste avant tout, c’est l’incertitude. A l’heure des navigations par satellites, des réceptions de fichiers de vents actualisés par Internet, des logiciels de routage, le rationnel a pris une part de plus en plus importante dans l’établissement des stratégies. Le Pot au Noir reste pourtant une zone où l’aléatoire règne en maître.

 

 

 

 

 

 

C’est encore un des rares endroits dans le monde, où l’intuition et les qualités d’observations s’avèrent nécessaires. La Zone de Convergence Inter Tropicale comme l’appellent les météorologues et les géographes, présente un caractère d’instabilité extrême avec alternance de grains orageux, de bulles de calmes plats, de vents de force et de direction incertaines… Si les fichiers météo arrivent à identifier les zones de calmes, ils sont en revanche incapables d’anticiper sur leur évolution. Alors, pour passer le Pot au Noir, les navigateurs s’en remettent à leur intuition, à la révision des lois de la statistique et un petit peu à la chance… Car, ce qui peut être vrai à un instant donné ne le sera peut-être plus quelques heures plus tard.

Dans cette affaire, on sait néanmoins un certain nombre de choses : le Pot au Noir a tendance à être beaucoup plus actif le long des côtes africaines que sud-américaines. Plus on est dans l’Ouest, plus son passage risque d’être facile : mais partir dans l’Ouest, c’est s’éloigner de la route directe et prendre le risque, une fois dans les alizés de l’hémisphère nord, d’être à une allure plus serrée que les concurrents passés plus à l’Est.

On le voit, sur le plan des garanties scientifiques, le chat est maigre… D’autant qu’il faudra ensuite composer avec une chaleur étouffante, des averses drues qui transforme la grand-voile en un gigantesque château d’eau susceptible de se déverser sur les navigateurs au premier mouvement de la bôme, des manœuvres incessantes… Pour peu qu’on l’aborde de nuit, le Pot au Noir devient alors le cauchemar de certains navigateurs. Il reste ensuite le doigt de la chance : certains s’en remettent à leur bonne étoile, tout heureux de constater qu’à chaque passage ils ont été relativement épargnés, d’autres en gardent des souvenirs cuisants en abandonnant là tous leurs espoirs de victoire. Toujours craint, jamais vraiment aimé des navigateurs, le Pot au Noir n’a pas l’aura des grands lieux de la navigation à voile : les colères de l’Océan Indien, les icebergs du Pacifique Sud, les brumes de Terre-Neuve appartiennent aux mythes fondateurs de la course au large. Le Pot au Noir, tel le vilain petit canard, n’est pas vraiment de la famille. Cela ne l’empêche pas de savoir redistribuer les cartes comme personne.

 

 

 

 

PF B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 07 - 22H05

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