« Parlez moi de la pluie…

 

… et non pas du beau temps, le beau temps me dégoûte et me fait grincer des dents… » Georges Brassens avait ses raisons pour aimer les soirs d’orage. Mais, il n’est pas certain que les marins de la Transat Ecover B to B aient pour ces ciels tourmentés les mêmes yeux de Chimène que le poète. Point d’amour à espérer sous les cumulonimbus mais plutôt bien des tracas…

 

 

 

 

 

 

 

Le cumulonimbus est sûrement le plus fascinant des nuages de mer. Ses formes tourmentées qui finissent par s’évaser en une sorte d’enclume à plus de 10 000 mètres d’altitude sont, hélas, la cause de bien des tourments des navigateurs. Comme si le beau ne pouvait s’accompagner que du terrible. Il faut avoir vécu un orage de mer pour comprendre ce qu’est une modestie nécessaire face aux éléments. Rien de rationnel dans les colères de Neptune, mais une somme de coups tordus qui feraient parfois douter les plus aguerris des loups de mer. Le vent qui descend en rafales depuis les plus hautes couches de l’atmosphère joue à contredire les lois de la physique les plus élémentaires en choisissant force et direction au gré de ses caprices. La pluie peut surgir en cataracte quand les éclairs s’amusent à parsemer l’horizon de leurs éclats sublimes mais combien inquiétants. Car, évidemment, la foudre qui aime à choisir le plus court chemin pour décharger son trop plein de charge électrique, va fie son miel de ces poteaux d’une trentaine de mer offerts en pleine mer.

Dans le Pot au Noir, de surcroit, les effets liés à la rotation de la terre ne jouent plus entre hémisphère Nord et hémisphère Sud. La force de Coriolis qui tend à déplacer vers la droite toute particule en mouvement dans le Nord et vers la gauche dans le Sud n’a plus de raison d’être. Ce qui contribue à renforcer les aspects aléatoires de l’opération. Le vent peut ainsi tourner brusquement de 180° et prendre 30 nœuds d’un coup.  Comment s’étonner dans ces conditions que les navigateurs solitaires n’aient que peu de considérations pour les métaphores poétiques du chanteur sétois : ils ne risquent guère de voir une voisine affolée chercher refuge dans leurs bras, mais bien plutôt de se retrouver voiles à contre, ballastés sous le vent, quille en vrac à chercher comment remettre leur bateau dans le bon sens. Sur les 60’ pieds IMOCA, le risque de chavirage irrémédiable n’existe pas, mais une rafale vicieuse peut provoquer un joyeux cafouillage. Avec au final de la casse de matériel, des heures perdues, de la fatigue accumulée.

On en viendrait presque à regretter l’hiver…

PFB

 

 

 

 

 

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A la fortune du pot

 

 

 



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14 décembre 07 - 22H05

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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !