Décrochage

 

Les premiers concurrents de la Transat Ecover B to B sont enfin sortis du Pot au Noir. Si pour tous, c’est la délivrance d’en finir avec un des endroits les plus inadaptés à la navigation à voile, c’est aussi l’heure de faire les comptes. Au grand jeu du hasard des caprices du pot, pour certains c’est Noël avant l’heure. Pour les autres il faut savoir composer entre les accus à recharger et le besoin vital de réduire leur retard.

 

 

Ne pas se désunir… Se dire que tant que la ligne d’arrivée n’est pas passée, tout reste possible. Que le handicap concédé n’est pas insurmontable, que d’autres sont encore moins bien lotis. Quand on sort de deux jours de navigation à veiller les grains, qu’on a donné tout ce qu’on a pu, il faut être sacrément solide mentalement pour rester dans le match. Ici, pas de collectif pour se motiver à nouveau comme sur un terrain de rugby, quand l’équipe a pris un essai assassin. Quand on a passé presqu’une semaine au contact, à se battre pour grappiller un malheureux mille à la concurrence, il n’est jamais facile de trouver les ressources pour repartir au front.

Pas de recette miracle dans ce cas. Première des choses, faire le vide, revenir aux fondamentaux : la marche du bateau d’abord. On se concentre sur les détails qui permettent de retrouver l’état d’esprit gagnant qui nous animait avant le passage de la ZCIT (on ne la nomme plus par son petit nom, la garce). Sentir que le bateau va bien permet de regagner quelques points à l’indice de confiance personnel.

Ensuite, s’occuper de soi. Manger correctement, s’offrir une douceur entre la conserve de grand-mère ou le carré de chocolat qui va bien. Dormir un peu, regagner de la lucidité. Et se dire que les autres sont logés à la même enseigne.

Enfin, se projeter à quelques jours plus tard. Jouer au grand jeu de la bataille navale, à trois, voire à cinq jours pour se rassurer, envisager des portes de sortie de la crise. Etre patient, retrouver le mental du chasseur guettant sa proie dans l’ombre et attendant son heure.

Bien sûr, les choses sont parfois plus difficiles à faire qu’à dire. Certains cockpits de voiliers se souviennent des meurtrissures infligées par des coups de manivelle de winch assénés par un coureur en délicatesse avec son classement. Des ordinateurs n’ont pu comprendre cette frénésie que pouvaient avoir certains à relancer toutes trente secondes le même logiciel de routage comme si, sous la pression psychologique, la machine allait cracher un résultat plus conformes aux attentes de son propriétaire.

Car nos chers marins ne sont pas de bois. Même s’ils veillent à travestir leurs états d’âme, pour cause de pudeur parfois, de volonté de ne pas laisser prise à leurs concurrents souvent, on sent bien leurs voix les effets d’une certaine lassitude, voire de découragement. Et pourtant… Quand il s’agira de refaire la course au bistrot du port, ils évoqueront avec force tapes amicales sur l’épaule, complicités partagées, ces heures où « tu nous a fait du mal, mon cochon avec ton option… » Parce qu’au bout du compte, le plaisir d’être en mer n’est pas divisible en tranches.

PFB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Epilogue...

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Fin de partie ?

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Décrochage

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A la fortune du pot

 

 

 



Cartographie/Classements,

<strong>Cartographie/Classements,</strong>
avec Netency


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14 décembre 07 - 22H05

Les images de l'arrivée et l'interview des 4 premiers

 



Jeu Virtuel,
avec Virtual Loup-de-mer.org



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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !