Fin de partie ?

 

Un grand bruit sinistre… puis le calme. Une seconde étrange de tranquillité avant que l’évidence ne s’impose. Un démâtage qui ruine en un instant tous les efforts accomplis depuis plusieurs mois. Celui d’Armel le Cléac’h montre à nouveau combien une avarie majeure peut mettre en péril un projet bien né. Et pourtant d’un mal peut parfois resurgir un bien.

 

 

Il n’a rien à faire. Pas d’issue possible pour rattraper le coup, l’évidence est là, le démâtage vient de mettre à mal non seulement les efforts accomplis dans la course, mais aussi une grande part du travail effectué en amont.

Priorité des priorités : tout mettre en ordre, dégager le pont du bateau, sauver ce qui peut l’être, mais surtout agir vite. Le mat qui cogne contre la coque peut engendrer des dégâts majeurs… Se retrouver dans l’action permet d’éviter de trop gamberger : comprendre pourquoi le mât est tombé, tenter d’évaluer si il y a eu une erreur commise, si c’est la faute à pas de chance. Il s’agît aussi, en liaison avec l’équipe technique, à mettre en place les dispositifs qui permettront de ramener le bateau à bon port dans un délai minimum. Un démâtage, ce n’est pas seulement une course qui s’arrête, c’est un planning qui va prendre du retard, c’est l’angoisse du premier grain de sable potentiel dans la confiance établie entre le partenaire et le coureur.

Ce sont aussi toutes les questions qui affleurent pour l’avenir : va-t-il falloir réviser les côtes et les ratios entre résistance et légèreté de l’espar, va-t-il falloir modifier les procédures de vérification du matériel… Se pose aussi l’organisation du planning en vue d’être prêt pour les prochaines échéances cruciales. Et la pression qui monte : il reste encore une transatlantique pour se qualifier pour le Vendée Globe. D’une certaine manière, on vient de griller un joker !

Pour l’équipe à terre, si la musique ne diffère guère, la partition est bien spécifique. Tous les membres de l’équipe qui étaient en veille sont d’un coup sur le pied de guerre. Il faut pouvoir proposer des solutions techniques viables au marin seul en mer pour qu’il puisse rallier un port dans les meilleures conditions possibles. On mobilise les réseaux : « il paraît que tel ancien coureur au large est au Cap Vert avec son bateau. Peut-être, est-il possible de monter une opération avec lui. » Les équipes des autres écuries proposent leurs services : une assistance technique, un prêt de matériel, à charge de revanche… Le téléphone n’arrête pas grésiller entre le cabinet d’architectes, les constructeurs du mât, les experts mobilisés pour l’occasion. On dissèque, on analyse, on prépare l’avenir sans prendre de décision hâtive. Cette période d’effervescence, même si elle pèse sur les organismes, portera ses fruits. Elle met en évidence les éventuelles faiblesses de l’équipe, mais aussi ses forces et permet d’anticiper pour la suite. Elle permet de se poser les bonnes questions qui permettront d’avancer plus sereinement.

Et puis les lois de la statistique sont ainsi faites qu’on se dit que tout ce qui arrive comme avanies maintenant ne surviendra plus demain. Un optimisme lucide devient plus que jamais l’urgence.

 

 

 

 

 

 

 

 

PF B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cartographie/Classements,

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avec Netency


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14 décembre 07 - 22H05

Les images de l'arrivée et l'interview des 4 premiers

 



Jeu Virtuel,
avec Virtual Loup-de-mer.org



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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !