Allo la mer, ici la terre, répondez…

 

A l’écoute des vacations avec le PC Course de la Transat Ecover B to B, le néophyte pourra parfois se perdre dans les locutions particulières des navigateurs. Entre exigence technique, précisions quasi-scientifiques et goût des métaphores, les skippers ont fini par adopter un langage légèrement ésotérique qui mérite bien quelques éclaircissements.

 

 

Langue de Shakespeare :

Il faut bien le reconnaître : nos amis anglo-saxons conservent encore une grande part de la mainmise sur nos innovations technologiques. Et dans ce domaine l’anglicisme permet de montrer qu’on est à la pointe de la modernité. Pour la plus grande perplexité du quidam moyen qui avoue se perdre dans ce vocabulaire barbare : « Je passais la short sheet de solent avant de rouler le geenaker quand le padeye a laché… » Comprenne qui pourra. Mais au bout du compte nos « lashing » d’aujourd’hui ne valent-ils pas nos queues de malet d’hier.

 

La précision météorologique :

« Trente nœuds de vent fichier dans le 215, ça va pousser. Les derniers gribs le confirment… » La météorologie est une science exacte (ou presque). Autant dire que les navigateurs passent un temps non négligeable à compulser les messages que leurs envoient leurs ordinateurs de bord. Il faut bien évidemment savoir que le vent fichier est un vent théorique moyen défini par les prévisionnistes, qu’il ne prend pas en compte les éventuelles variations locales et rafales engendrées sous les nuages. Quand aux gribs, ce sont les fichiers informatiques fournis aux navigateurs qui leur permettront de faire leur travail d’interprétation… En d’autres termes, nos marins devraient avoir un bon coup de vent dans les fesses, venant du Sud Sud-Ouest. Les fichiers informatiques sont formels.

 

 

 

 

 

 

 

La métaphore agricole :

Nostalgie de la terre quand tu nous tiens. Certains de nos navigateurs adorent utiliser de sentences de bon sens : « C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses… » En d’autre termes : il sera temps de faire les comptes plus tard, tant que la ligne d’arrivée n’est pas passée, il peut y avoir des retournements de situation. Ne chantons pas victoire trop tôt. D’autres sont plus délicats « C’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens… » Mais au final, c’est la même prudence de maquignon qui vaut.

 

 

 

 

 

 

 

Les cache-misère :

« De toutes les manières, c’est ici que je voulais être… » signifie qu’on n’a pas maîtrisé la météo des dernières heures et que, en revanche, le retard qu’on a pris va être rapidement rattrapé grâce à l’option anticipée sur les trois prochains jours. « J’ai quelques petits soucis techniques, mais rien de grave », prouve que l’on baigne les pieds dans l’eau ou que la moitié du gréement est en train de partir en vrac. Et ce d’autant plus que l’on joue pour la gagne. Parce que les équipes techniques sont à l’affût des moindres faiblesses des adversaires et n’hésitent pas à les retransmettre à leur skipper, parce que la guerre psychologique fait aussi partie du jeu.

 

 

 

 

 

 

 

Le jour où nos navigateurs solitaires auront fini par parler comme tout un chacun, la course au large aura perdu une grande part de ses mystères et de sa saveur. Messieurs ne changez rien.

 

 

 

 

 

 

 

PF B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 07 - 22H05

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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !