Neuvages difficiles

 

Aux temps bénis de la marine à voile, on considérait qu'une fois mis à l'eau, un bateau devait subir une période de « neuvage », c'est à dire quelques navigations qui permettraient d'adapter les solutions préconisées et les options architecturales aux contraintes révélées par la tenue à la mer de la nouvelle unité. A moins d'un an du Vendée Globe, la tradition est sauve.

 

 

 Une Transat Jacques Vabre au portant dans les petits airs pour tester les vitesses des nouvelles unités... Une Transat Ecover-BtoB pour ausculter le bateau dans conditions plus musclées (sans oublier la Barcelona World Race) et voilà les navigateurs et leurs équipes techniques confrontés à la réalité du terrain. Nul doute que la trêve de Noël va fournir l'occasion aux architectes, chantiers, chefs de projet et préparateurs de se creuser les méninges avant d'attaquer le grand ménage de printemps. Avec cette question lancinante : « En matière de chasse au poids et de recherche de puissance, jusqu'où peut-on aller trop loin ? »

Car la course au large reste encore aujourd'hui un domaine dans lequel l'empirisme le dispute largement aux calculs scientifiques. Et pour cause : si les modèles aérodynamiques sont relativement bien maîtrisés, il en est tout autrement pour ce qui concerne le passage du voilier dans l'eau. La mer se plaît à faire sa coquette, à refuser de se laisser enfermer dans des modélisations rassurantes... En d'autres termes, à redistribuer les cartes du jeu. Derrière une avarie même mineure, se posent plein de questions : était-ce une faute de goût du navigateur qui voulait en faire trop ? L'échantillonnage calculé suite à de savantes comparaisons était-il suffisant ? Est-ce tout bêtement la faute à pas de chance ? A voir le nombre croissant des éclopés sur les courses de cet hiver, il apparaît en tous les cas que les questions ne vont pas manquer de se poser. Avec les inévitables débats corollaires entre « conservateurs » et « révolutionnaires ». Qui se positionnent bien souvent en fonction de leurs propres inquiétudes et obsessions. Gageons que tel chef de projet, dont la hantise est la casse matérielle provoquant l'abandon, poussera vers une certaine forme de prudence, quand tel skipper défendra mordicus l'idée qui permet de gratter quelques centièmes de noeud. Autant dire que les débats risquent d'être animés pour les périodes de fêtes entre la dinde et le fois gras....


Pour contribuer au débat il n'est pas inutile de rappeler deux règles élémentaires vérifiées par des générations de marins au long cours : primo, « entre un tour de force et un tour de c... , la principale différence c'est la réussite ». Secundo, « au final, c'est toujours la mer qui ramasse les copies. » Bon courage à tous...


PFB

 

 

 

 

 

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Cartographie/Classements,

<strong>Cartographie/Classements,</strong>
avec Netency


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14 décembre 07 - 22H05

Les images de l'arrivée et l'interview des 4 premiers

 



Jeu Virtuel,
avec Virtual Loup-de-mer.org



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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !