Après une ou deux journées au près dans les vents
d’Est/Nord-Est, les concurrents devraient
toucher l’alizé de Sud-Est qui leur permet de monter rapidement vers
l’équateur. Ils devront ensuite franchir
la première difficulté de ce parcours avec la zone de convergence
intertropicale, appelée Pot au Noir. Les grains et les zones de calme sont
éprouvants pour les solitaires qui doivent rester très vigilants et beaucoup
manœuvrer.
Une fois le pot au noir franchit, l’alizé de Nord Est les
empêche de rentrer directement à la maison. La route consiste souvent à tirer
un grand bord vers le Nord au près ou au bon plein pour contourner
l’anticyclone des Açores et retrouver des vents portant de secteur Ouest du
côté des Açores. Les concurrents peuvent alors incurver leur route vers la ligne d’arrivée. Cette dernière partie peut être musclée avec
les dépressions qui balaient nos côtes en hiver.
Il arrive qu’un anticyclone amène des vents d’Est sur la
France en cette saison. Cette situation se caractérise souvent par de belles
journées ensoleillées et froides. Dans ce cas, la fin du parcours se fait au
près.
© Christian DUMARD
Oct 2007
"...... Et telle est l'origine des vents : ils naissent des écarts de pression dans l'atmosphère. Lorsque la force née de ces écarts est exactement compensée par la force de Coriolis, un équilibre s'installe. Dans l'hémisphère Nord, l'air tourne autour des anticyclones (sens des aiguilles d'une montre) avant de s'enrouler autour des dépressions (sens contraire).
Ainsi, sur l'Atlantique, de grands vents viennent des anticyclones. Ils arrivent du Nord-Est dans l'hémisphère Nord et du sud-est dans l'hémisphère Sud, et courent vers l'équateur. Depuis le XVIIe siècle, on les appelle alizés. D'un vieux mot français, alis, variante de lisse, car rien n'est plus régulier que la direction et la force de ces vents."
© Erik ORSENNA, Portrait du Gulf Stream, Editions du Seuil, 2005
le site d'Erik Orsenna