COMMUNIQUÉ DU 3 décembre 07

 

Dans le doute ?

 

Les huit premiers de la transat Ecover-BtoB sont déjà dans le Pot au Noir, du moins dans ses prémices caractérisés par un soleil caché par de sombres cumulonimbus, par une brise qui mollit lentement, par une chaleur étouffante... Et s'il ne reste plus que 3 000 milles jusqu'à Port la Forêt, les prochaines s'annoncent longues et éprouvantes !

 

 

La flotte est ce lundi, scindée en trois "clans" : en tête, les huit leaders qui sont déjà aux abords de la Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) par 4° Nord ; au milieu, un "club" des quatre qui a franchi en début d'après-midi la ligne équatoriale ; et en queue; un trimuvirat anglo-saxon. Et déjà, les écarts sont tels (entre 140 et 290 milles) que ces trois "tribus" ne bénéficient plus des mêmes conditions météorologiques. A noter que si la majorité des solitaires a suivi une trajectoire similaire depuis le départ de Salvador de Bahia jeudi dernier, l'Américain Rich Wilson (Great American III) s'est franchement identifié comme voulant réaliser le "grand tour", c'est à dire s'écarter de la route directe (orthodromie) pour piquer plein Nord. S'il va rallonger sa route, il devrait être moins perturbé par le Pot au Noir et attraper plus tôt les dépressions antillaises... Mais le détour en vaut-il la chandelle ?

L'improbable possible

Le groupe de tête s'est franchement différentié depuis ce week-end puisqu'il s'étale désormais sur plus de 90 milles en longitude, caractéristique d'un "phénomène d'éventail" mais au final, ces huit monocoques sont très proches les uns des autres en terme de distance au but. Et 90 milles, ce n'est qu'à peine la distance entre Brest et Vannes, ce qui donne la dimension d'un écart climatique relativement modeste ! Mais est-ce pour autant que le Pot au Noir sera identique entre Marc Guillemot (Safran), le plus à l'Ouest, Yann Eliès (Generali) au centre, et Michel Desjoyeaux (Foncia) le plus à l'Est ? Possible mais pas probable... En tous cas, il semble bien que ce Pot au Noir est très instable, ce qui laisse entendre qu'il pourrait durer plus d'une journée et qu'il n'est pas évident qu'un chemin plus court et moins semé d'embûches, se dessine réellement.

Mais dans ces conditions, il arrive qu'un bateau reste planté plusieurs heures sous un grain de pluie, tandis qu'un autre, à seulement quelques milles d'écart, touche la risée salvatrice qui le propulse à plus de douze noeuds vers la sortie. Il peut en découler des écarts de plus de cinquante milles quand le ciel retrouve une couleur plus appétissante, ce qui peut se transformer rapidement en centaines de milles si, en sus, celui qui s'en sort le premier se positionne au vent de la flotte. C'est probablement le choix de Michel Desjoyeaux qui marque très nettement sa différence de point de vue sur cette ZCIT... Marc Guillemot aussi martèle ses convictions avec son option Ouest qui chercherait à éviter une bulle sans vent apparaissant sur les fichiers météo pour la nuit prochaine. Le reste du groupe emmené par Yann Eliès privilégie la maxime : "dans le doute, va au plus vite et au plus près de la route directe..."

VMG quand tu nous tiens...

Le leader du jour ne s'en cache pas : " Ca mollit doucement depuis ce matin (6 noeuds de vent) et c'est un ciel breton : tout gris ! Je ne vois plus personne à l'horizon et c'est bien couvert devant... Les infos sont très aléatoires : il y a des trous de souris qui s'ouvrent et se referment sans qu'on sache pourquoi. Il y a beaucoup de toutes petites dépressions qui se forment devant nous : elles créent des zones de calmes qui se déplacent très vite et elles cassent les alizés. Je privilégie donc le VMG (Velocity Made Good = vitesse de rapprochement la plus rapide)" précisait Yann Eliès. Kito de Pavant (Groupe Bel) se préparait aussi à passer une nuit agitée : "Ca se couvre, le vent tombe, le soleil disparaît derrière les nuages : il faudra au moins une journée pour traverser ce Pot ! Je me prépare en cumulant du sommeil car en plus, ce qui reste de lune se lève tard et on ne va pas voir grand chose... Heureusement, tout le monde est à la même enseigne."

Pour Loïck Peyron (Gitana Eighty), le Pot au Noir offre au moins une certitude : "Je me suis lavé à l'étrave ce matin et j'attend la douche pour me rincer ! Il y a de grosses gouttes ici, quand il pleut. J'ai passer le Pot au Noir huit fois, mais il n'est jamais pareil : il n'y a pas de science exacte dans ce chaos cimatique... La seule chose de sûr, c'est qu'il va falloir être dessus et qu'il devrait durer au moins 24 heures !"

Quant à Samantha Davies (Roxy) qui s'est "débarassée" de ses poursuivants (Akena Vérandas, Maisonneuve), elle souffre encore des grosses chaleurs équatoriales : "Je suis contente, c'est rigolo et le bateau va facile ! Mais il faut toujours aussi chaud... Le vent commence à mollir et je dors beaucoup pour récupérer de la fatigue du départ. Surtout que nous allons avoir un Pot au Noir très actif la nuit prochaine et il va même peut-être perdurer deux jours... Ce sera la première fois que je le traverse dans le sens Sud-Nord : je suis bizuth !" Rendez-vous est pris pour mardi matin... quand le couvercle du Pot va se refermer sur la flotte !

DBo.

 

 

 

 

 

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