COMMUNIQUÉ DU 6 décembre 07

 

La longue route...

 

Après l'abandon de Brit Air suite à son démâtage, les quatorze solitaires encore en course font désormais tous route plein Nord pour traverser la bordure Sud de l'anticyclone des Açores. Un très long bord sans changement climatique particulier qui n'a comme nouveauté, que la détonnante remontée de Safran sur le leader Gitana Eighty...

 

 

Certes, ce n'est pas Bernard Moitessier autour du monde qui trace son sillon à la recherche de lui-même et de son âme... Mais c'est bien un "jour sans fin" où seul la vitesse pure du monocoque s'exprime : un alizé stable d'une vingtaine de noeuds, un cap constant proche du plein Nord, une mer qui s'est formée sous l'effet d'une brise venue des Canaries, un angle "compromis" pour intégrer le meilleur du potentiel du bateau et son bon passage dans les vagues... Les Canaries sont encore à 900 milles et sur les fichiers météo, il n'y a pas de modifications significatives des conditions de navigation à venir. Donc, la nouveauté du jour est bien ce retour de Marc Guillemot (Safran) dans les basques de Loïck Peyron (Gitana Eighty) : même latitude et petit différentiel latéral, ces deux solitaires sont réellement à touche touche alors que Safran concédait, comme ses deux poursuivants de ce jour, trente milles d'écart hier...

Quinze milles de gagner en quinze heures : le bilan est clair ! Le plan VPLP-Verdier semble bien un redoutable coursier à cette allure débridée... Car pour le reste de la flotte, la hiérarchie de mercredi ressemble à un "copier-coller" de celle de ce jeudi : Michel Desjoyeaux (Foncia) est toujours à 80 milles du premier, Mike Golding (Ecover) à 120 milles et seul Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) devance désormais Samantha Davies (Roxy) dans la "bande des quatre" qui concède ce jour plus de 200 milles de retard. Est-ce que Safran et son skipper possèdent un potentiel supérieur aux autres duos bateau-marin ? La question va prendre tout son sens en cette fin de septième jour de course...DBo.

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)

"Mon temps se passe en pente ces jours. Le bateau est constamment gîté à environ 30 degrés. Tout se passe bien à bord. J'essaie de m'accrocher mais la flotte s'étire par l'avant. Plus ils sont en avant, plus ils ont un angle de vent ouvert et comme en plus, à cette allure, ils doivent avoir un plus en vitesse, tant que nous serons dans ce système je souffrirai : ils partiront par l'avant et je devrais creuser sur l'arrière. Donc je m'accroche. Les nuits commencent à être longues, l'air n'est plus suffoquant. La mer est agitée, elle secoue le bateau quand il rentre dans les vagues avec de la vitesse. Et une vague sur quatre ou cinq passe par dessus le bateau, donc ambiance bien humide..."

Michel Desjoyeaux (Foncia)

"Déjà 36 heures ainsi penchées et encore deux jours et demi comme ça. L'alizé est plus stable que dans l'hémishpère Sud, je trouve. Du coup le pilote se débrouille très bien et il y a peu de réglage de voile à faire. Mais la mer est pas bien rangée et ça secoue bien. J'attends que ça s'arrondisse un peu et que ça adonne pour vider le ballast avant. Une petite pensé pour Armel, c'est con. En plus à cet endroit-là, à 400
milles sous le vent du Cap vert, et le vent n'est pas près de changer de sens, ou à 2 000 milles des Antilles, à la dérive dans l'alizé, la distance qu'il nous reste jusqu'à Port La Forêt, mais pas à la même vitesse moyenne, donc juste, côté bouffe, grave dilemne. Je saurais pas quoi faire !" 

Armel Le Cléac’h (Brit Air)

« Nous étions par 9 06° N / 27 43°W, et Brit Air avançait au près bon plein sous trinquette et un ris dans la grand voile dans 20 à 22 nœuds de vent. Je n’attaquais pas spécialement et j'avais même réduit la voilure dans la matinée en prévision d’un renforcement du vent prévu pour la soirée. Le mât est tombé sur le côté du bateau et j’ai dû m’employer très rapidement à larguer tous les morceaux pour éviter tout endommagement du pont et de la coque. Trois quarts d’heure après le démâtage, tout était dégagé et il ne me reste plus désormais qu’un outrigger. Je suis actuellement au moteur en direction des îles du Cap Vert. Brit Air avance à vitesse réduite dans des conditions délicates car la mer et le vent sont contraires. Il va nous falloir en outre envisager une solution de ravitaillement ou de remorquage car nous n’avons environ que 24 heures d’autonomie en carburant et environ 400 milles à parcourir avant d’atteindre le port le plus proche. Nous étions bien dans la course à batailler aux avant-postes, je me sentais à l’aise et Brit Air marchait parfaitement... C’est un énorme coup dur ! Pour l’heure, la déception m’empêche d’envisager autre chose que l’essentiel à très court terme : ramener Brit Air et son skipper à bon port. Ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir repartir de l’avant, vite… »

 

 

 

 

 

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