COMMUNIQUÉ DU 7 décembre 07

 

Haute pression dans l'anticyclone

 

Si Loïck Peyron est toujours en tête de la transat Ecover-BtoB alors qu'il navigue entre le Cap Vert et les Canaries, le skipper de Gitana Eighty doit contenir une pression de plus en plus forte de la part de Marc Guillemot et de Yann Eliès... Et aussi de Kito de Pavant et de Michel Desjoyeaux !

 

 

Ca déboule toujours en tête de la flotte et la hiararchie se resserre au point que Loïck Peyron (Gitana Eighty) est de plus en plus sous pression avec seulement 2,5 milles d'avance sur Marc Guillemot (Safran) qui suit exactement sa trace (et peut-être même le voit), et 3 milles sur Yann Eliès (Generali) qui a quant à lui, choisi de se décaler un peu plus à l'Est. Et cette hémorragie de milles qu'a connu le leader depuis sa sortie du Pot au Noir il y a deux jours, concerne aussi les autres prototypes de l'année puisque Kito de Pavant (Groupe Bel) n'est plus qu'à 20 milles et que Michel Desjoyeaux (Foncia) à 58 milles...

Y a-t-il un souci technique sur le monocoque leader ? Un petit alors parce que le différentiel vitesse n'est pas très important (moins d'un noeud) et que les solitaires allongent encore bien la foulée entre 13 et 15 noeuds de moyenne. Les bateaux frisent les 300 milles par jour, ce qui est tout de même pas mal pour une allure assez proche du vent, dans une brise de 20 à 30 noeuds hier, qui tend à mollir au fil des heures et de leur remontée vers le Nord.

Mi temps !

Car les prévisions météorologiques sont encore assez stables avec l'anticyclone des Açores qui ne bouge pas trop ces deux prochains jours en s'affaissant un peu sur lui même, entraînant donc un léger affaiblissement du flux d'alizés de secteur Est. Faisant route plein Nord ou presque, la flotte devrait alors pouvoir grappiller du latéral, gagner un peu dans l'Est pour se rapprocher de la route directe afin de passer entre Madère et les Açores. Ce gain vers les côtes africaines est important à moyen terme pour anticiper la rotation du vent au secteur Sud à la latitude de Gibraltar, prémice de l'arrivée d'une perturbation atlantique pour finir le parcours. Un parcours de 4 200 milles dont les solitaires ont déjà avalé une bonne moitié, et au vu des fichiers météo et du rythme que se sont imposés les navigateurs ces derniers temps, une arrivée dès le 13 décembre est même envisageable !

Quant au peloton, Yannick Bestaven (Cervin EnR) a pris les rênes de vendredi matin aux dépends de Samantha Davies (Roxy) et surtout de Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) qui a perdu 70 milles en 24 heures ! Pour Arnaud Boissières (Akena Vérandas), la perte de sa trinquette jeudi matin est sévèrement sanctionnée puisqu'il glisse en queue de ce groupe de chasseurs... Enfin, les trois anglo-saxons qui ferment la marche cumulent déjà plus d'une journée et demie de retard sur le leader.DBo.

Yann Eliès (Generali)

« L’alizé est sportif avec 25 à 30 nœuds de vent ! Nous naviguons au près à 80° de l’axe du vent. La bateau souffre, tape dans les vagues… et moi avec ! Les bruits du carbone et les sauts du bateau sont un peu stressants mais on va vite, c’est bon pour le moral ! Cela me fait plaisir de mener Generali dans ces conditions. Je me bats en tête de flotte ce qui est très motivant. J’attends avec impatience les positions toutes les quatre heures ! Au niveau stratégique nous avons deux possibilités : soit faire une route directe vers le Cap Finisterre en laissant les Açores à bâbord, soit contourner ces îles par l’Ouest afin d’aller chercher le train de dépressions. D’après les informations météo dont je dispose, je privilégie la première option. Depuis deux jours je vis enfermé à l’intérieur du bateau tellement cela remue et mouille à l’extérieur ! Hier matin j’ai enfilé mon ciré et mes bottes pour aller faire un bon check du bateau comme nous l’a appris Bruno Peyron sur le trophée Jules Verne ! J’ai eu assez peu de temps pour m’entraîner entre la mise à l’eau du bateau et le départ de la transat Jacques Vabre. J’ai privilégié les entraînements en double avec Sébastien Audigane. En partant de Bahia sur la transat Ecover BtoB j’ai passé ma première nuit en solitaire à bord de Generali ! J’ai rapidement trouvé mon rythme ce qui est à la fois une grande satisfaction et rassurant pour le Vendée Globe. Enchaîner deux traversées de l’atlantique est éprouvant mais c’est un excellent test pour le matériel et les hommes ! »

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)

"Il ne se passe pas grand chose en dehors des oscillations du vent. Il fait toujours gris avec, cependant, des petits coins de ciel bleu de temps en temps. Mais c'est toujours aussi humide et en ce moment, c'est la panoplie complète, pour juste aller choquer une écoute. La vie est toujours penchée. Tout va bien à bord, je surveille souvent le bateau pour essayer de localiser un éventuel problème technique."

Dee Caffari (Aviva)

"After a miserable 24 hours crashing to windward in 18 – 24 knots of breeze I decided that I was a broken person and called the shore team to tell them how miserable life was. During the afternoon after looking at the position reports I learnt a top tip that I could not learn from a website that tells you how to sail an open 60. I cracked the sheets by ten degrees and I entered a whole nicer environment. Not brilliant but much better. So what these rock stars that sail these boats do not tell you is that they do not sail upwind unless they have to. Sail somewhere else until the wind changes. Life is faster and more comfortable. It is top tips like this that I am learning by spending time out here with my boat."

Mike Golding (Ecover)

« On est assez secoué, et trempé sur le pont comme en bas. La mer est assez formée, ce qui rend la vie et les déplacements assez inconfortables. J'ai de nouveau un problème avec les ballasts. Le bateau prend tellement d'eau que le ballast avant se remplit et que toutes les deux heures environ, je me retrouve avec le ballast avant sous le vent plein. Je suis obligé d'abattre en grand pour vider, ça ne m'aide pas. Autrement en ce moment on est très secoué et c'est très difficile de dormir. Il faut s'attendre à deux autres jours comme ça. Ce ne serait pas un problème car le bateau va bien et vite, si je n'avais pas à ralentir et vidanger le ballast. Ca ne m'arrange pas du tout. »

Derek Hatfield (Spirit of Canada)

"Today was a long day exiting from the doldrums and into wind, plenty of wind. Most of the day the boat was upwind at 26kts True. Welcome to the northern trades and then some. The air is much cooler tonight, an indication of whats to come by next week. After all, we are only weeks away from Christmas. What a strange feeling this is."

Kito de Pavant (Groupe Bel)

"Les conditions ne sont pas excellentes pour écrire sur un clavier d'ordinateur, d'autant plus que sur celui là, étanche, et c'est une bonne idée, il faut appuyer comme un sourd pour sortir une lettre (je vois pas pourquoi un sourd taperait plus fort qu'un autre, c'est la question philosophique du soir?!!!!). Bon bref, oui j'en étais où ? Ah oui la course B to B... Je disais donc que ça bouge un peu. Vous voyez une balle de ping pong dans une machine à laver, eh ben vous voyez Kito à l'interieur de Groupe Bel !!!! Et aussi que nous avons déjà parcouru en une semaine plus de 2000 milles depuis Bahia et ça malgré un passage de Pot au Noir plutôt laborieux et c'est rien de le dire... Et depuis 2 jours, je vis penché dans l'humidté et un bateau qui joue au sous marin dans les vagues. Les gus (dont finalement je ne connais pas la nationalité, ils n'ont pas leurs papiers mais je me renseigne et vous tient au courant) qui poncent la dérive bâbord ce coup-ci, font les 3/8. La prochaine fois, je prends des boules Quiès et "la plomberie en 10 leçons"... En plus gros probleme de fuite provient du voisin d'en haut, oui, un original qui vit dehors sur sa terrasse... Il a dû laisser le robinet de sa douche ouvert et ça coule sans discontinuer juste sur ma banette : j'ai été obligé de déménager dans mon bureau sauteur d'où je vous ecris ce soir. Il est un peu tôt pour parler d'ETA mais il semble se confirmer qu'un flux de Sud-Ouest devrait nous pousser vers la Bretagne donc selon comment et à quelle vitesse nous traverserons l'anticyclone des Açores, nous pourrions arriver dès le 14 décembre dans une atmosphere certes humide mais pas trop froide... Voila les nouvelles du bord."

Yannick Bestaven (Cervin EnR)

« Je suis étonné de n'être pas si loin des nouveaux bateaux, et au contact avec certains. C'est de bonne augure pour la suite et les évolutions que nous allons apporter au gréement pour plus de performance. Je viens d'apprendre le démâtage de Brit Air, je dois rester concentré sur l'objectif principal de la qualification et ramener le bateau à bon port, mais quand la compétition reprend le dessus, c'est toujours difficile de chercher le frein à main. Côté bonhomme l'allure actuelle : près appuyé fait qu'on a l'impression de voyager dans une machine à laver, tout est humide, les moindres bobos ont du mal à cicatriser, je perds des litres de transpiration tout en faisant du saute mouton sur les vagues, le bateau est tout le temps penché, et chaque mouvement pour préparer à manger etc... est toujours délicat à faire... Mais bon je crois que l'on aime ça aussi. »

 

 

 

 

 

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