COMMUNIQUÉ DU 10 décembre 07

 

Sauce Madère

 

Les conditions de navigation se sont nettement améliorées pour les treize solitaires encore en course suite à l'affaiblissement de l'anticyclone des Açores qui se décale vers le cap Finisterre. Et si Loïck Peyron maintient son avance sur Kito de Pavant et Michel Desjoyeaux, il attend avec impatience l'arrivée d'une perturbation atlantique.

 

 

Au large de Madère et à l'approche de l'archipel des Açores, le groupe de tête commence à mettre "le clignotant" à droite pour piquer vers Port la Forêt distant de 1 200 milles. Mais le souci est de savoir à quelle sauce il va être manger puisque pour l'instant, le vent est passé au Sud en mollissant sérieusement à une douzaine de noeuds, parfois moins. L'objectif est donc de persévérer sur cette courbure progressive de la trajectoire afin de ne pas entrer dans les hautes pressions qui sévissent désormais au large de l'Espagne. A quelques dizaines de milles de Santa Maria, l'île la plus à l'Est de l'archipel des Açores, Loïck Peyron (Gitana Eighty) ne peut que constater que deux des navigateurs les plus pressants ces derniers jours, sont décrochés : Marc Guillemot (Safran) en raison de sa quille bloquée dans l'axe, et Yann Eliès (Generali) à cause de son absence de grande voile d'avant. Mais il reste encore deux concurrents à contrôler sur cette dernière phase du parcours de 4 200 milles : Kito de Pavant (Groupe Bel), même s'il connaît aussi des problèmes techniques, se maintient en pointe à une cinquantaine de milles seulement et aussi, Michel Desjoyeaux (Foncia) à moins de soixante milles. L'écart sera-t-il suffisant pour le rush final qui sera rapide avec le passage d'un front associé à une dépression passant sur les Açores et allant "mourir" sur l'Irlande ?

 

Du gras dans le mou

 

Pas évident sur cette bordure anticyclonique qui impose aux solitaires d'être très attentifs sur le pont pour adapter la voilure à une brise assez volage, même si elle est dorénavant portante. De plus, il faut savoir préserver "la chêvre et le chou" ! Avoir de la marge, du gras, de l'avance est forcément une bonne chose, mais savoir se positionner pour éviter les molles et attraper en premier le flux plus musclé de Sud-Ouest attendu pour ce lundi soir, est une autre problématique... Il faut donc imaginer un dernier sprint assez mouvementé et très serré entre ces trois solitaires (Peyron, de Pavant, Desjoyeaux) qui, sauf évènement malheureux, sont en passe de s'adjuger le podium de cette transat Ecover-BtoB. Dans quel ordre ? Là est la question...

 

Et du côté du groupe de chasse, le problème stratégique ne se pose pas en les mêmes termes : avec 300 milles de décalage, soit une journée de mer, Samantha Davies (Roxy) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) jouent au chat et à la souris en "inventant" une autre trajectoire puisque, à la latitude des Canaries, ils doivent obliquer dès ce lundi afin d'éviter de tomber dans des calmes qui vont s'installer sous les Açores dès demain... En raccourcissant la route, ils devraient pouvoir maintenir leur classement tout en contrôlant leurs concurrents plus au Sud. Mais c'est surtout sur l'arrivée, dans le golfe de Gascogne, que le peloton va perdre du terrain sur les leaders, car pendant que les premiers fêteront dignement leur résultat dans les tavernes bretonnes, le vent va passer du secteur Sud à l'Est, ce qui aura pour conséquence de terminer au près les 300 milles derniers milles pour tout le groupe derrière Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) ! Les premiers sont en tous cas attendus dans le port finistérien jeudi en soirée.

 

DBo.

 

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)

"Depuis hier soir et le dernier gros grain le vent s'est stabilisé, pas fort, 8-9 noeuds, et en direction aussi. Il était temps d'ailleurs, parce que je commençais à accumuler pas mal de fatigue. J'ai même réussi à faire des pâtes pour "Tanguy" (son équipier lors de la transat Jacques Vabre). Quand j'ai réalisé que j'étais tout seul, je les ai mangées évidemment, mais il fallait faire quelque chose. Donc cette nuit j'ai pu, à plusieurs reprises, recharger mes propres batteries. Le passage de cette zone de transition va être pénible et il faut surtout ne pas arrêter d'avancer au maximum. Derrière nous, il y a vraisemblablement une zone de molle qu'il faut éviter, si possible. Et ensuite nous devrions toucher le vent portant que nous amène cette gentille dépression. Tellement gentille, que, normalement, elle n'amène pas de pluie en Bretagne, une autre s'en chargera bien..."

Samantha Davies (Roxy)

" Hello everyone ! J'espeère que la tempête à passer l'Angleterre et la France sans laisser trop de dégâts. Je pense à mes parents qui sont au mouillage à Tréguier, et aussi à l'arbre dans notre jardin qui penche à 20 degrées déjà, et qui a envie de tomber... J'ai lu les messages qui passe au standard C et ça m'a fait peur pour les derniers jours :
"navarea two", 445/07 - iroise : six containers 40 feets, adrift in vicinity 48-10.0n 005-37.7w at 090740z dec"
Je pense auxgens qui travaillent sur ces cargos, car ses derniers jours doivent être durs. J'espère que ces containers se dirigent vers la terre où le nettoyage peut être facile. Si nous trouvons ça sur notre route, ça mettre nous et nos bateaux en danger... Ici c'est loin de la tempête ! Il y a une belle ciel du matin, bleu électric avec les nuages qui marque le fin des alizés, et les nuages plus foncés et gris. Le vent est très instable, en force et direction, avec les calmes et les petits grains. Je change entre foc Solent et Code 0 dépendant le vent, et Roxy glisse vers les Acores..."

Kito de Pavant (Groupe Bel)

" Il fait froid, gris et humide. Vent toujours très irrégulier (force et direction) et mon travail sur le pont n'est pas simplifié par une panne d'aérien (girouette électronique) : la première n'avait pas aimé les alizes de Sud-Est, la deuxième n'a pas aimé non plus les alizes de Nord-Est !! Bah on se débrouille, on arrrive aux Açores : je pense penser à l'Est de toute les îles car il va bien falloir qu'on mette un peu d'Est dans notre route !!!!"

Derek Hatfield (Spirit of Canada)

"It’s been day three of banging and splashing our way upwind. Who ever came up with the idea of an upwind race in Open 60’s. Anyway I feel that the trade winds are much stronger right now, maybe because we are going upwind has something to do with it. Not much opportunity for passing anyone, most likely it will be along procession up to France and the finish line. The fastest boat will depend on how long the skipper can stay on deck while getting a fire hose shower every 30 seconds. And I notice the water is getting colder as well. Inside the boat you must hold on all the time as the boat lurches around a lot, especially when you are trying to get your gear on. Sleeping is almost impossible but it still does happen after getting so tired you just lay down in the bilge, listening to the water rushing by just an inch or so on the other side of the hull."

 

 

 

 

 

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Les images de l'arrivée et l'interview des 4 premiers

 



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