COMMUNIQUÉ DU 11 décembre 07

 

Brise de glisse

 

Changement de tempo en tête de course avec le passage d'un front açorien propulsant les leaders à plus de quinze noeuds vers le but... De la brise et de la glisse, voilà le programme de ce jour et de demain avant un froid piquant et un vent contraire pour les derniers milles. Le décor n'est en revanche pas le même pour les poursuivants !

 

 

" Cassé " dirait Jean Dujardin ! Mais si la grande majorité des quinze solitaires qui sont partis de Salvador de Bahia il y a maintenant douze jours, a connu diverses avaries plus ou moins pénalisantes, côté moral, si ce n'est pas le beau fixe pour tous, on n'est pas loin de la satisfaction... A l'image du leader Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui prend le temps de se distraire par la lecture bien qu'il navigue désormais au portant à bonne vitesse, cap sur l'arrivée : " Il y a du vent depuis hier soir mais la nuit a été mouvementée avec des grains. Je suis au portant avec une bonne vitesse entre 15 et 17 noeuds. Je viens d'ouvrir mon quatrième livre et je suis encore pieds nus à l'intérieur de Gitana Eighty. Ca se rafraîchit progressivement mais glisser comme maintenant, est toujours fort plaisant... "

Et pour le quatrième de cette transat Ecover-BtoB qui fait ses premières armes en solitaire et qui en sus découvre le portant avec de la brise sur un monocoque de 60 pieds, la joie d'être en mer était palpable lors de la vacation radio de 15h00. Yann Eliès (Generali) : " Ca glisse et c'est sympa ! Je suis sous gennaker et grand voile mais je vais un peu moins vite que les leaders, et ça m'énerve un peu... Ils prennent des risques ! La fin de parcours s'annonce moins plaisante mais j'aime bien le près... Généralement, il y a toujours un truc qui cloche à la fin ! Donc ce ne sera pas étonnant si on prend plus de temps pour terminer... On ne va mettre que quinze jours, c'est déjà exceptionnel. C'est en plus riche en enseignements tant pour savoir quand il faut lever le pied que pour valider le matériel. A part mes deux voiles d'avant, pour lesquelles je sais pourquoi elles ont explosé, Generali est en pleine forme. J'ai été prudent comme toute l'équipe technique et les architectes et cela porte finalement ses fruits car d'autres bateaux ont peut-être un peu trop alléger... Ils vont renforcer les structures et s'alourdir alors que nous, on va gagner du poids là où c'est trop costaud ! En tous cas, je commence à trouver le bon réglage pour le portant : c'était la première fois que je naviguais en solitaire sous spinnaker. Je suis confiant dans la machine... "

Des creux et des bosses...

La nouvelle du jour concerne Michel Desjoyeaux (Foncia) qui a connu des misères en ce début de semaine : " Les ennuis sont derrière moi puisque c'était hier après-midi. Après Santa Maria, j'ai mis le gennaker dans 15 noeuds de vent et en allant vérifier le réglage sous le vent, il y a eu un grand bruit et la sous-barbe a cassé. J'ai ramassé les morceaux et j'ai réussi à rouler la voile relativement correctement : je n'ai plus de bout dehors, donc plus de gennaker ni de spinnaker à envoyer. C'est un parcours de qualification enrichissant pour tout le monde et le retour au chantier va permettre d'allonger la liste des travaux... Il y a des problèmes divers et variés mais vu le niveau de compétition, il faut tirer sur les machines. Et puis quand on a plus quelque chose, on apprend à s'en passer ! "

Bref, à l'exception de Samantha Davies (Roxy) qui n'a déclaré aucune avarie sur son monocoque, pas un solitaire n'a été épargné par cette "maladie" technique. Même Kito de Pavant (Groupe Bel) qui avait réussi à contenir l'hémorragie de ses soucis, est lui aussi touché par l'absence de girouette : " Il y a un peu de boulot sur le pont mais j'ai passé une nuit paisible sans envoyer le gennaker et si j'ai perdu du terrain, ce n'est pas très grave. Je n'ai plus d'aérien non plus... Ce matin, ça commençait à être chaud à 22-23 noeuds et je suis maintenant sous un ris et solent mais je vais mettre la trinquette. Le vent adonne doucement pour finir au près en Bretagne. J'ai prévu les mouffles et le cache col ! J'ai réglé tant bien que mal mes problèmes techniques mais il m'en reste encore : je n'ai ainsi plus le couplage de la girouette avec le pilote automatique. "

Logiquement, les écarts se stabilisent entre les cinq premiers mais il va falloir gérer une zone de transition au large du cap Finisterre qui pourrait modifier la donne, du moins entre les trois leaders. Car du côté du peloton, la situation n'est pas la même : si ça surfe, si ça glisse, si ça accélère en tête, ça peine au large des archipels de Madère et des Canaries. Seuls Samantha Davies et Yannick Bestaven (Cervin EnR) arrivent à gagner du terrain vers le Nord, seule porte de sortie d'un marais anticyclonique qui se positionne dans leur Sud... Ils devraient bénéficier de l'arrivée d'une nouvelle dépression qui va passer sur les Açores mercredi après-midi et ainsi pouvoir faire route directe vers Port la Forêt à bonne vitesse : enfin des surfs !

Patience et longueur de temps

Mais pour le restant de la flotte, autant pour Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) que pour Dee Caffari (Aviva), Derek Hatfield (Spirit of Canada) et Rich Wilson (Great Americain III), le vent est plutôt aux abonnés absents et quand Eole daigne souffler, ce n'est pas toujours dans la bonne direction... Surtout quand on a connu des soucis techniques comme ceux de Derek Hatfield : " J'ai des problèmes pour remonter au vent parce que je ne peux plus envoyer mon génois. Et en plus j'ai des soucis avec mon étai et mes pilotes. Mais je garde le moral et j'apprends beaucoup sur cette transat. Aujourd'hui, c'est une belle journée ensoleillée avec une brise d'Est. J'ai perdu du temps et de l'énergie sur le pont et je n'ai pas trop dormi : je dois maintenant me reposer plus. Le bateau n'est pas toujours confortable et je ferais des travaux cet hiver pour améliorer cela. "

Enfin, un petit mot sur les deux solitaires qui ont déclaré leur abandon : Armel Le Cléac'h (Brit Air) peine toujours sous gréement de fortune à rallier les îles du Cap Vert distantes encore de plus de 300 milles tandis que Mike Golding (Ecover) en panne mécanique et électrique, progresse lentement vers les Canaries. L'arrivée des premiers à Port la Forêt est quant à elle, toujours programmée pour vendredi en milieu de journée, avec un trio qui pourrait bien réserver un final serré car quarante milles d'écart, ne représentent qu'un peu plus de 5% de différentiel... Peu lorsqu'on a des problèmes à bord ! Pour l'instant, ça glisse dans la brise et les solitaires ont au moins la satisfaction de se faire plaisir avant la vague de froid associé au vent d'Est programmé pour le golfe de Gascogne...

DBo.

 

 

 

 

 

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