COMMUNIQUÉ DU 12 décembre 07

 

Champ de mines

 

Alors que les trois leaders s'approchent des côtes espagnoles, un nouveau danger vient de surgir devant leurs étraves : des objets flottants arrachés aux cargos lors de la tempête qui a soufflé sur la Bretagne dimanche dernier... Si Loïck Peyron maintient toujours un coussin de quarante milles sur le duo de Pavant-Desjoyeaux, rien n'est acquis pour la place de dauphin !

 

 

Tout le monde savait que les vents de plus de 100 km/h qui ont balayé l'Atlantique Ouest le week-end dernier avaient provoqué plusieurs avaries sur des navires de pêche et de commerce, et en particulier, plusieurs cargaisons sont parties à la mer. Certaines ont directement coulé, d'autres sont en train de le faire, mais quelques unes flottent entre deux eaux : ananas, réfrigérateurs, camions, billes de bois, paquets de tabac... et bien d'autres chargements se dispersent ainsi au gré des vents et des courants dans le golfe de Gascogne. Les services de sécurité maritimes (CROSS) diffusent régulièrement des bulletins d'alerte pour indiquer aux bateaux la position de ces dangers mais s'il est relativement facile de situer certaines épaves, d'autres sont beaucoup plus facilement éparpillées. C'est le cas d'une cargaison de madriers de bois qui peuvent provoquer des avaries très graves sur un monocoque de 60 pieds en carbone, absolument pas conçu pour percuter un obstacle en pleine mer...

Action, moteur, ça tourne !

Mais du côté des solitaires, l'alerte a été donnée et chacun se penche sur son ordinateur pour repèrer les zones de danger : seul Michel Desjoyeaux (Foncia) qui remettait en marche son Inmarsat, découvrait à la vacation radio cette nouveauté maritime... Le problème va en fait se poser seulement demain jeudi sur les 150 derniers milles et d'ici là, les moyens d'informer les navigateurs se seront affinés. Car pour l'instant, c'est une zone de transition que le trio de tête doit négocier au large des côtes ibériques. Le front açorien est derrière eux et n'arrive pas à pousser l'anticyclone installé sur la France : il faut donc passer progressivement d'une zone dépressionnaire à de hautes pressions avec entre les deux, un vent plus faible et plus instable. Un passage délicat mais relativement cerné géographiquement qui va lentement se déliter au profit des poursuivants. Loïck Peyron (Gitana Eighty) profitait en tous cas de conditions idéales : " Grand beau temps : mer bleue, ciel bleu, presque chaud, pas beaucoup de vent, mais ça va revenir tranquillement. J'en profite pour faire le ménage : ambiance Mère Denis... J'ai mes pantoufles : il ne me manque plus que le feu de cheminée ! " Le skipper apparaissait donc très serein et peu inquiet d'un retournement de situation au vu d'une ETA (prévision d'arrivée à Port la Forêt) programmée pour la fin de nuit de jeudi à vendredi.

En seconde position, Kito de Pavant (Groupe Bel) ne se faisait pas non plus d'illusion quant à un retour sur le leader et avait en sus, dépasser Michel Desjoyeaux dans la nuit : " Bonne nouvelle ! En fait, je profite des malheurs de Michel et les conditions sont belles pour aller vite sous gennaker. Il reste encore un peu de route avec des options différentes : Loick a beaucoup d'avance et il butte dans la zone de transtition mais il y aura élastique et il va repartir avant nous. Par contre, avec Michel, il y a de quoi se bagarrer parce qu'il a choisi de coller plus à la côte. Le problème est qu'il y a surtout plein de choses qui dérivent dans le golfe de Gascogne avec des chargements de cargos qui sont passés à la mer... Nous avons des positions approximatives et il va falloir prendre le large. Je note sur ma carte les positions qui sont données par les CROSS : c'est un vrai champ de mines ! " Le scénario final commence donc à être bien écrit et l'acteur principal de ce feuilleton maritime, Loïck Peyron, peut commencer à peaufiner son texte à l'arrivée d'une transat Ecover-BtoB qui aura été pleine de suspens...

Plus dure sera la fin...

Avec des écarts qui n'ont fait que grandir au fil des derniers jours, la hiérarchie s'avère presque établie, ce qui n'empêche pas certains de profiter de conditions de navigation intéressantes pour affiner leurs réglages ou tester de nouvelles configurations de voile, voire même pour partir en vrac à l'impromptu comme Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : " Je viens de faire un "vrac" parce que le safran sous le vent s'est relevé : mais ça avance bien ! J'essaye deux-trois petites choses pour valider le matériel et voir quelle est la meilleure solution. Là, c'est la première fois que je pars en "sucette" et il faut que je sache pourquoi le safran s'est relevé : il y a entre 20 et 25 noeuds de vent... " Et pour Yann Eliès (Generali) aussi, ce sprint final est encore plein d'enseignements : " Je sors d'un exercice physique assez intense : je suis passé sous grand gennaker et un ris ! Je suis trempé de sueur, j'ai faim, et je suis exténué... Je vais avoir une période difficile avec la brise qui mollit sans génois : il y aura 24 heures pénibles avant de retrouver du vent. La fin de parcours devrait un peu plus à mon avantage par rapport à Marc Guillemot. Je suis motivé pour arriver le plus vite possible ! Il va y avoir des cargos et il y a un paquet d'épaves qui flottent dans le golfe de Gascogne. Il faudra ouvrir l'oeil... Il y a notamment une bande de 15 milles avec plein de madriers de bois... "

Mais si pour ces six premiers solitaires, la situation météorologique n'est pas trop défavorable, voire même agréable, il n'en est rien pour le reste de la flotte ! Samantha Davies (Roxy) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) arrivent encore à s'en sortir avec des moyennes d'une dizaine de noeuds, en approchant des Açores et donc, du flux de secteur Sud qui souffle sur l'archipel. En revanche, c'est terriblement laborieux pour les suivants qui sont toujours englués dans des brises erratiques et indécises à l'image de Dee Caffari (Aviva) : " C'est très lent et très frustrant : j'essaye de faire du Nord mais c'est difficile et pénible avec trois noeuds de vent. Je suis un peu démoralisée parce que je vois que les autres concurrents avancent vite vers le but ! Je n'attends plus que le vent... Quelqu'il soit ! J'ai de la nourriture, le bateau va bien... " A ce rythme, il faudra compter cinq à six jours d'écart entre le premier et le dernier arrivé à Port la Forêt !

DBo.

 

 

 

 

 

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