© DPPI Jean Marie Liot
Mis à l'eau et mâté à La Trinité/mer en juillet dernier, Gitana Eighty a donc enchaîné deux courses océaniques en un mois et demi, et après une transat Jacques Vabre en demie teinte suite à un passage du Pot au Noir difficile, Loïck Peyron a remarquablement maîtrisé cette course retour entre Salvador de Bahia et Port la Forêt : alors que huit solitaires étaient encore à touche touche après l'équateur, le Baulois a parfaitement géré la traversée Sud-Nord du Pot au Noir et sortait de cette zone de calmes et de grains avec plus de quarante milles d'avance. Une avance qu'il a conservé pendant presque toute cette remontée de l'Atlantique Nord, inquiété seulement quelques jours par le retour de Marc Guillemot (Safran) et de Yann Eliès (Generali). Mais ces deux concurrents connurent des problèmes techniques plus pénalisants que ceux de Loïck Peyron...
Ce dernier n'a en effet eu comme souci à bord que l'arrachement de sa girouette en tête de mât, un incident qui pourrait paraître anodin mais qui a sérieusement handicapé le skipper. Car les données vent n'étaient plus fournies à la centrale de navigation et surtout, elles ne pouvaient plus être couplées au pilote automatique. Le solitaire a donc dû être très présent sur le pont dès que la brise était variable, ce qui s'est reproduit plusieurs fois, d'abord dans les alizés de secteur Est , puis au passage des Açores, enfin lors de la zone de transition au large de l'Espagne.
Un dauphin incertain
Loïck Peyron n'aura donc mis que quatorze jours neuf heures treize minutes vingt cinq secondes sur cette transat Ecover-BtoB, soit une moyenne sur ce parcours de 4 120 milles de 11,94 noeuds par rapport à l'orhtodromie. A suivre, le duel entre Kito de Pavant (Groupe Bel) et Michel Desjoyeaux (Foncia) ne devrait se dénouer qu'en vue de la ligne d'arrivée... Une arrivée qui ne devrait se conclure que vers quatre heures du matin !
DBo.