© Yvan Zedda / Foncia
Son abordage : « je n'ai pas eu le temps d'avoir peur. J'étais en train d'enfiler mon ciré à l'intérieur quand le choc a eu lieu. Le chalutier a ripé contre mon flanc bâbord et cassé l'outrigger sous le vent. Mais cela aurait pu être pire... La seule chose, c'était qu'il ne fallait pas que je vire avant l'arrivée. Chaque fois que je devais mettre le pilote, je le branchais sous mode vent pour éviter une claque qui aurait pu prendre les voiles à contre. »
Sur la course : « après deux jours de course, on naviguait avec huit bateaux à vue. Ambiance Figaro... Une chose est sûre, le niveau est très élevé et sacrément homogène. Le prochain Vendée Globe va être monstrueux. »
Sur ses adversaires : « je ne suis pas surpris de retrouver Loïck à ce niveau. De même que Kito. On ne gagne pas un Figaro et une Transat AG2R par hasard. S'il fallait un prix du fair-play, c'est à Kito qu'il faudrait le donner. Alors qu'on est en bagarre pour la deuxième place, il prend le temps de m'appeler pour me donner les positions des saloperies qui traînent dans l'eau et qu'il vient de croiser... »
Sur son bateau : « je suis ravi de Foncia. Il correspond à ce que j'attendais. On a cherché à gagner en puissance et en largeur tout en restant dans les limites de ce que peut supporter un navigateur solitaire pour faire marcher au mieux sa machine. Je pense qu'on a trouvé le bon compromis. Un détail cependant : il faut que je révise mes aménagements intérieurs : il me manque un support adapté pour poser ma tasse de thé en navigation... »
Rappel : conférence de presse en direct avec les skippers déjà arrivés à 10h30 à Port-la-Forêt et sur le site de la Transat Ecover B to B.