COMMUNIQUÉ DU 26 novembre 07

 

Mille par mille

 

4200 milles à parcourir entre Brésil et Bretagne : les quinze solitaires qui s’élanceront jeudi 29 novembre devant le Yacht Club de Bahia vont devoir composer avec un tracé très varié puisqu’il leur faudra passer l’équateur puis le Pot au Noir, négocier l’anticyclone des Açores et terminer probablement dans un régime dépressionnaire.

 

 

En fait, la transat Ecover-BtoB peut se scinder en quatre portions à peu près équivalentes de mille milles : la première partie consiste à se dégager des côtes brésiliennes dans un flux de secteur Nord-Est donc contraire pendant un à deux jours, puis dans un vent tournant progressivement à l’Est puis au Sud-Est au fur et à mesure que les monocoques se rapprocheront de l’équateur. A trois jours du départ fixé le 29 novembre en fin de matinée, il faut s’attendre à une brise faible dans la Baie de Tous les Saints se renforçant douze-quinze nœuds lorsque les solitaires auront perdu les côtes de vue. Cette remontée contre le vent puis au travers va donc durer mille milles, jusqu’à l’entrée du Pot au Noir, situé autour du 3° Nord et relativement peu actif à l’Ouest du 30° Ouest. Le franchissement de cette Zone de Convergence Inter Tropicale ne devrait donc pas être aussi incertaine que lors de la transat Jacques Vabre il y a deux semaines et au vu des prévisions météorologiques à moyen terme, les leaders pourraient atteindre cette zone après trois jours et demi de mer.

 

Tout dépend de l’anticyclone

 

Le problème stratégique à résoudre pour les coureurs est de choisir à la sortie de ce Pot au Noir, la trajectoire optimale qui concilie le moins de route à effectuer et la situation météo à long terme. La problématique est fonction de la position et de la stabilité de l’anticyclone des Açores puisqu’il peut se trouver pile sur la route directe, ou plus ou moins décalé à l’Est ou à l’Ouest. Le plus court chemin passe au large de l’archipel du Cap Vert, puis à côté de Madère, enfin en rasant le cap Finisterre. Mais cette « orthodromie » est météorologiquement peu recommandable à cette époque de l’année, et il faut s’attendre à ce que certains navigateurs cherchent une voie passant plutôt par l’archipel des Açores, donc rallongée d’au moins 300 milles et nettement à l’Ouest de la route directe.

 

La deuxième tranche de 1000 milles amènera donc les solitaires au large du Cap Vert dans un flux de secteur Nord-Est (donc au près) tournant doucement à l’Est en se rapprochant de la latitude des îles (17° Nord). Un flux régulier d’alizés de vingt nœuds, voir plus, qui va permettre aux monocoques d’aligner autour de 300 milles par jour en choquant légèrement les écoutes. La troisième tranche est celle de l’option qui va déterminer, quasiment jusqu’à l’arrivée, la trajectoire du bateau : soit le solitaire va continuer à « planter des pieux » contre un flux de secteur Est à Nord-Est pour limiter le nombre de milles supplémentaires, soit il va glisser vers le Nord pour tenter de contourner l’anticyclone des Açores par l’Ouest.

 

Les derniers 1000 milles pourront donc s’effectuer encore contre un flux de secteur Nord-Est jusqu’à l’Espagne voir plus, ou bénéficier du passage d’une perturbation atlantique venant de Terre-Neuve et se déplaçant vers l’Irlande : le vent serait alors portant de Sud-Ouest à Nord-Ouest, soutenu voir très fort, provoquant un rush final extrêmement musclé et rapide. Le temps de course et la stratégie des navigateurs seront donc totalement dépendant de la position des hautes pressions sur l’Atlantique Nord : si l’anticyclone est centré entre les Açores et Madère, la transat Ecover-BtoB sera rapide (12 jours = 15 nœuds de moyenne) avec une trajectoire à l’Ouest de la route directe ; s’il est calé sur la France, la course sera longue, laborieuse, contre le vent (16 jours = 11 nœuds de moyenne)…

 

A noter que Rich Wilson sur Great America III a franchi la ligne de la transat Jacques Vabre à Salvador de Bahia, ce lundi 26 novembre à 13 heures 32 minutes et 5 secondes (heure française). L’Américain est donc le dernier concurrent de la transat Ecover-BtoB à rejoindre les quatorze autres solitaires pour le retour vers Port la Forêt jeudi 29 novembre.

 

Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve)

« Le parcours de la transat Ecover-BtoB me convient bien sans l’entrave d’une marque à virer parce que cela ne va pas forcément favoriser les bateaux les plus rapides mais plutôt ceux qui iront au bon endroit. Maisonneuve est un bateau qui marche très bien contre le vent, mais il est un peu moins à l’aise au portant dans le petit temps, comme ce que nous avons eu pour venir au Brésil. C’est un bateau intermédiaire entre la génération du dernier Vendée Globe et les nouveaux. Je suis déjà qualifié pour le tour du monde 2008 puisque j’ai fait la Route du Rhum 2006 avec le même bateau : cette transat est vraiment une course importante pour moi pour mieux définir mon niveau technique. » 

 

Michel Desjoyeaux (Foncia)

« Ce parcours est intéressant puisqu’il est semblable au final du Vendée Globe, avec le froid en plus sur l’arrivée… J’ai les mitaines à bord ! On peut arriver soit avec un système dépressionnaire au vent portant et prendre 50-60 nœuds, soit en finir avec un anticyclone sur l’Europe et donc dans une brise de Nord-Est très froide et contraire… Ca peut passer comme une lettre à la poste ou être franchement dur ! Je ne sais pas encore comment je vais aborder cette course retour : soit avec le mors au dents, soit en convoyage rapide… Il faut de toutes façons ramener Foncia à Port la Forêt puisque c’est sa base technique. Mais il ne faudra pas avoir plus de travail sur le chantier d’hiver et, en solitaire, on fatigue plus le bateau : il faudra naviguer prudemment, intelligemment, sereinement… et rentrer vite !»

 

Arnaud Boissières (Akena Vérandas)   

« C’est une bonne initiative d’avoir reculé un peu le départ pour que tout le monde soit prêt à temps. Quant au parcours, cela est très proche d’un retour de Vendée Globe : je l’aborde plus comme une qualification pour le tour du monde que comme une course pure et dure. Mais je dis ça maintenant alors qu’il est probable que je voudrais me confronter avec mes camarades ! On va se prendre au jeu tout en faisant attention au bateau avec de le remettre au sec en janvier. En fait, il y a une course dans la course avec les autres monocoques de l’ancienne génération (Cervin enR, Aviva, Roxy) : j’y ai pris goût à l’aller, je devrais me régaler au retour… Et puis je n’ai pas fait beaucoup de solitaire sur le bateau, donc c’est un excellent parcours initiatique ! »

D. Bourgeois

 

 

 

 

 

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