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Pendant la transat Jacques Vabre le pot au noir était quasi inexistant par contre
cette fois c'est copieux. J'ai commencé à être ralenti vers 2 degré de
latitude nord, maintenant j'en suis au 7 éme et je n'en suis toujours
pas sorti. Avec au milieu des zones de blocage total. Il faudrait
l'écrire diffiremment, il faudrait l'écrire "poteau noir", sur lequel
on s'amarre. J'espérais, cette nuit, pendant mes longues heures durant
lesquelles le speedo ne montait jamais au-dessus de trois noeuds, que
ce soit le cas pour les autres concurrents. Pas que je leur veuille du
mal, mais on avait réussi à plus ou moins jouer groupé. Mais
maintenant, la suite va être un peu longue. Le moral en a pris un petit
coup, surtout que les deux derniers jours ont été faits de changements
de voiles et de manoeuvres incessantes et pas une minute de repos.
J'avais espéré que ça porte un peu ses fruits. Là, le vent est rentré
un peu, il n'est pas encore trés stable et le sourire va revenir
inivitablement quand cette grisaille et ces nuages grincheux auront
laissé la place au soleil. Voilà, autrement il n'y a pas de nouveaux
soucis à bord, tout se passe bien et maintenant pour pas en cvrier de
nouveau moi-même je vais aller faire une sieste, histoire de recharger
aussi mes batteries.
Bonne journée
Bernard