Petites errances névrotiques...

 

Les milles accumulés commencent à peser sur les organismes. Après un premier bord de près pour longer les côtes brésiliennes, s'enchaînaient un Pot au Noir éprouvant, puis une remontée dans des alizés de Nord-Est plus puissants que prévu. De quoi mettre à mal les neurones des navigateurs qui, comme sur certaines Solitaires du Figaro, peuvent parfois perdre les pédales.

 

 

 Être sur la bête... La pousser au maximum. Le paisible convoyage a parfois pris des allures de chemin de croix pour certains des skippers de la transat Ecover B to B. Entre manque de sommeil, petits bobos et bricolages obligatoires il arrive que l'on finisse par perdre une grande part de sa lucidité. A compulser les fichiers météo, on sent bien que la brillante capacité d'analyse dont on faisait montre en début de course s'effrite, que les réactions sont plus lentes quand on en se met pas à craindre d'avoir un QI qui insensiblement se rapproche de celui de l'homme de Néanderthal avant de glisser vers celui de l'huître. «Voyons je suis dans l'hémisphère nord donc la force de Coriolis dévie tout mouvement vers sa droite... Au fur et à mesure que je remonterai les vents devraient donc s'orienter dans tel sens, donc ma stratégie devrait être de viser telle partie du plan d'eau... » Les problèmes les plus élémentaires commencent à ressembler aux cauchemars de robinets et de baignoires qui fuient des premières années de collège et on finit par s'en remettre aveuglément aux logiciels de routage sans voir la distance critique nécessaire. Au final, cela se traduit souvent par des milles de concédés à eux qui ont le mérite d'avoir su ou pu garder un peu plus de fraîcheur.


Le stade ultime est celui des hallucinations. Combien de navigateurs solitaires sont-ils allés se coucher heureux comme Baptiste après avoir confié la barre à leur grand-père Arthur qui les emmenait en plate explorer les recoins du Golfe du Morbihan ? Combien d'autres ont viré de bord en catastrophe en apercevant la falaise se dresser devant eux à plusieurs centaines de milles du rivage ? Sans compter ceux qui perçoivent le meuglement des vaches (non, pas celle de Kito de Pavant) ou regardent passer le train de nuit Paris-Marseille devant leur étrave. On le voit, l'absence de sommeil mène aux idées les plus déraisonnables même si elles sont parfois empreintes d'une grande attention aux autres. Bernard Stamm vient d'en faire l'expérience en préparant une plâtrée de nouilles généreuses pour Tanguy Cariou qui l'accompagnait dans la Transat Jacques Vabre. On suppose qu'après avoir cherché son compagnon sur le pont, le navigateur suisse a du se rendre à l'évidence : ce soir il y aurait du rab...

PFB

 

 

 

 

 

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Epilogue...

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Route terre...

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Dernières danses

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En veille...

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Neuvages difficiles

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Petites errances névrotiques...

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Nuit câline…

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Allo la mer, ici la terre, répondez…

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Fin de partie ?

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Décrochage

 

 

 



Cartographie/Classements,

<strong>Cartographie/Classements,</strong>
avec Netency


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14 décembre 07 - 22H05

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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !