En veille...

 

La tempête qui a balayé la pointe de la Bretagne a des conséquences inattendues pour les concurrents de la Transat Ecover B to B. Plusieurs cargos en difficulté ont vu une partie de leur cargaison partir à la mer. Entre billes de bois, containers de fruits exotiques et des marchandises aussi diverses que des camions ou des réfrigérateurs, mieux vaut prendre un large tour et éviter les mauvaises rencontres...

 

 

 Plus que le Golfe de Gascogne à traverser pour les premiers. Et le pire n'est pas toujours derrière soi : les derniers milles devraient rajouter un dernier condiment dans un plat déjà suffisamment pimenté entre vents forts au près, soucis techniques de rodage et Pot au Noir actif, les OFNI. Un OFNI, Objet Flottant Non Identifié, est peut-être le pire ennemi du navigateur. Tapi entre deux eaux, il attend patiemment la rencontre fortuite avec la coque ou les appendices du navire taillant bravement sa route.

Au final, sur un Tour du Monde, les navigateurs arrivent au même constat : les mers les plus propices aux collisions sont bien évidemment le Pacifique Sud, quand on va flirter avec la limite des glaces et qu'on s'expose aux rencontres avec les growlers, et l'Atlantique Nord en raison du trafic marchand et des nombreuses pertes de cargaisons qui émanent les routes de cargos.

Face à ce danger impalpable, les capacités de réaction des skippers sont faibles. Bien sûr, on peut positionner les dangers quand il sont identifiés suite aux informations données par les cargos et relayées par les organismes de surveillance et de sauvetage. Mais on sait le caractère dérisoire de l'information : ballottées par les vents et les courants, les épaves se promènent sur des routes totalement aléatoires et bien malin qui pourrait prévoir leurs coordonnées à venir dans les heures qui suivent.

évidemment on peut brancher radars et alarmes : mais comment repérer un container flottant entre deux eaux d'autant plus dangereux qu'il est indétectable. Bien sûr, on peut s'écarquiller les yeux et s'épuiser dans une veille visuelle permanente d'autant plus vaine qu'il suffira de quelques minutes d'inattention pour réduire à néant les efforts consentis. On peut encore décider de réduire la toile, de limiter sa vitesse ou bien encore de faire un large tour... Mais on est en course.

Alors on se résigne entre fatalisme, prise des informations et anticipation des situations à venir et peur au ventre. On sait que d'une certaine manière, il faut une part de malchance importante pour se prendre un de ces fameux OFNI : ce serait comme marcher sur une punaise égarée sur un court de tennis. Mais il arrive parfois que le doigt de la chance... Alors quand il passeront la ligne d'arrivée ou qu'ils estimeront être sorti de la zone critique, certains skippers se surprendront à évacuer la boule de nerfs qui leur a pris les tripes. Arrivés à terre, ils n'en parleront pas ou anecdotiquement. Ils savent bien que le privilège d'être en mer comporte aussi parfois quelques revers de médailles. Il serait mal venu de se plaindre.

PFB

 

 

 

 

 

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Epilogue...

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Route terre...

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En veille...

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Neuvages difficiles

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Petites errances névrotiques...

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Nuit câline…

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Allo la mer, ici la terre, répondez…

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Fin de partie ?

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Décrochage

 

 

 



Cartographie/Classements,

<strong>Cartographie/Classements,</strong>
avec Netency


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14 décembre 07 - 22H05

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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !