La tentation du diable

 

A l’instar de Faust à la recherche de l’éternel jeunesse, la tentation est forte pour les concurrents qui naviguent à bord des bateaux « d’ancienne génération » de compenser leur différentiel de vitesse à l’aide d’options stratégiques peu orthodoxes… En se démarquant des autres on peut espérer faire le coup gagnant. Mais comme au loto, les gagnants ne sont pas si nombreux.

 

 

 

Il faut une sacrée dose de patience et d’humilité quand on navigue bord à bord avec des bateaux flambants neufs et que l’on constate à chaque mille que, petit à petit, tel l’écureuil, les favoris engrangent une avance de plus en plus confortable. Ce n’est pas faute d’essayer de régler, de tirer le maximum d’un bateau qui accuse forcément le poids des ans. A chaque génération, les architectes, les chantiers travaillent à optimiser ce qui peut l’être encore. On a beau vouloir rivaliser, la lutte est inégale.

Comme les coureurs ont l’habitude de le dire, la vitesse rend intelligent. Quand on est devant, qu’on contrôle ses adversaires, il est plus facile de faire ses choix. Avoir confiance dans le potentiel de sa machine permet aussi de prendre son mal en patience à la suite d’une option mal négociée. Un virement de bord trop tardif, un mauvais choix de voile et ce sont vite quelques milles nautiques de perdus. Il suffit alors de se remettre dans le match, de rester concentré, d’attendre son heure, la défaillance des concurrents. Celui qui gagne n’est pas toujours le plus malin, mais c’est souvent celui qui a fait le moins d’erreurs.

Mais quand on sait que l’on pourra difficilement se satisfaire de cette position d’attente, la tentation est grande de tenter l’option à risque. Chercher un trou de souris dans l’approche du Pot au Noir, enclencher un virement de plus au près pour se décaler de la flotte. Mais pour une réussite, combien de déceptions : ce serait oublier que ceux qui naviguent sur les derniers nés de la flotte sont loin d’être nés de la dernière pluie. Ils ont engrangé des milles, cumulent des palmarès longs comme un jour sans vent, ils connaissent toutes les ficelles de la guerre tactique et psychologique qu’ils se livrent à distance. Et le plus souvent l’audace des poursuivants se traduit par un coup d’épée dans l’eau.

La course au large est une école d’humilité qui ne prête le plus souvent qu’aux riches. Alors si, dans le deuxième peloton, certains tentent des coups hasardeux, ayons pour eux l’indulgence qu’ils méritent. Loin des feux de la rampe, ils mettent autant de cœur à rendre une copie propre. En attendant de franchir le marchepied de la notoriété qui leur permettra de rivaliser avec leurs camarades de jeu.

PF B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 07 - 22H05

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Finalmente, uma regata transatlântica que parte do Brasil…..betek Breizh !